
Il existait autrefois sur la commune de Soizé, une seigneurie indépendante. Liée au seigneurs du Perche-Gouët, elle a toujours jouit d'une certaine autonomie. Le seigneur du Saulce rendait la justice sur son petit territoire, qui correspond environ à l'actuelle commune de Soizé. Le Saulce tire son nom de Salcetum, en latin, qui signifie lieu planté de saules.
A l'origine, le domaine appartenait à Guillaume Gouët. Il décida de le concéder à un seigneur vassal en échange d'aides et de rentes. Ainsi en 1291, le fief du Saulce appartenait à Jean de Gaillon qui avait épousé pour cela l'arrière-petite-fille de Guillaume III, seigneur du Perche-Gouët. Comme la châtellenie du Saulce était assez petite, les seigneurs du Saulce ont toujours été proches des habitants. Le fief se transmis ainsi jusqu'au XIXe siècle.
Vers le XIIe siècle, un premier château a été construit. Il était de taille modeste. Il se trouvait sur un motte et était entouré de fossés. L'emplacement existe toujours. Autour du château, plusieurs maisons furent construite. Elles accueillaient essentiellement des officiers ou des magistrats liés au seigneur du Saulce. Beaucoup existent encore et ce sont souvent des maisons de caractère. Il y avait aussi une chapelle qui dépendait du château, de style roman. Pendant la guerre de Cent Ans, le Saulce fut brûlé comme de nombreux lieux alentours. Le château fut donc reconstruit au XVIe siècle. Vers 1848, comme les propriétaires n'y apportaient plus d'entretien, on décida de démolir le château. Une grande partie des matériaux furent utilisés pour les travaux du manoir du Parc, a quelques centaines de mètres du hameau. Les objets furent aussi dispersés entre les habitants du hameau. Les maisons actuelles comprennent donc encore des pièces du château. Seule la base d'une des tours d'entrée a survécu à ce dépeçage. Elle existe toujours sur la motte entre les douves, mais elle a été transformée en poulailler par l'agriculteur qui en est propriétaire et c'est une propriété privée.