Authon-du-Perche
XIXe siècle
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Authon-du-Perche

La gare

Coté voie

Dès 1865, le passage du chemin de fer à Authon était envisagé. Cette année là, on projetait de relier Nogent à Brou. Plusieurs chemins étaient envisagés dont l'un passant par Authon, mais les ingénieurs rejetèrent cette option : faire passer un train dans la vallée de la Ronne nécessitait trop de travaux. En 1868, un second projet était à l'étude. Il s'agissait de relier Orléans à la mer. Parmi les chemins possibles, l'un rejoignait Honfleur par Authon. Là encore, ce fut un échec. On envisagea ensuite une liaison entre Nogent et Patay, commune qui accueille la gare d'Orléans. Elle fut mise en service en 1884. Cette ligne perdura jusqu'à l'après-guerre.

La place de la gare
La place de la gare

Comme dans de nombreuses villes on décida de construire la gare à une distance raisonnable du bourg, les trains étaient trop bruyants. On opta pour un champ situé à quelques centaines de mètres du bourg, au croisement de la ligne et de la route de la Ferté. Ce champ dépendait de la ferme de la Moizantière. Il correspond à l'actuelle Place des Marronniers.

Jusqu'en 1884, pour rejoindre les Etilleux, on quittait la ville par la place de la Tour et empruntait l'actuelle rue de la Moizantière. Mais la réalisation de la voie ferrée avait coupé cette route et une nouvelle voie avait été créée, le long des rails, à partir du passage à niveau de la route de la Ferté. Cette voie créée est aujourd'hui la rue des Etilleux qui longe le collège. Cependant, pour ne pas isoler le quartier de la Tour et afin de faciliter l'accès à la gare, on décida de construire une nouvelle avenue de la place de la Tour jusqu'à la gare. Dès février 1885, les travaux commencèrent. Ceci donna l'avenue de la Gare, aujourd'hui appelée avenue Saint-Exupéry.

Un nouveau quartier se développa alors à l'ouest de la ville. Il y avait des installations liées à la gare, comme la halle, mais aussi de nombreuses autres activités : la scierie Alcover, la cidrerie Grémillon (aujourd'hui garage Pillet), des sablières installée dans le bois de la Touche (derrière le stade), le silo (aujourd'hui SCAEL), ainsi que plusieurs cafés et auberges qui faisaient vivre tout ce quartier. On décida aussi d'y construire l'école des filles en 1905.

Restes de la gare
Après le bombardement

Dès 1939, les lignes de trains furent interrompues à Courtalain entraînant une chute du trafic. La gare fut détruite le 7 juillet 1944, bombardée par un avion anglais afin de couvrir l'avancée des alliés en Normandie et de bloquer les ripostes allemandes. Le bombardement ne fit aucune victime. L'exploitation de la ligne fut maintenue quelques années, mais s'interrompit assez vite après la guerre.

Au delà de la gare, en se dirigeant vers Nogent, la ligne traversait l'emplacement de l'actuel collège et se dirigeait vers le lieu-dit des Maisons Rouges. Elle empruntait ensuite la vallée de la Ronne, à flanc de colline : il passait à la Cheminée, puis à Marne, où il reste quelques éléments d'un vieux pont, avant de rejoindre Coudray puis Souancé, l'entrée dans Nogent se faisait par l'Ouest, en croisant la route de Mans. En direction d'Orléans, la voie longeait l'actuelle avenue Jean Mermoz puis rejoignait le Vau par un chemin encore praticable, avant d'arriver à la Bazoche.

Photo : La gare, coté voies
Authon-du-Perche et le petit Perche - www.authonduperche.info - Mise à jour :